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Classifications des familles d'Angiospermes



Pourquoi des classifications?

Le besoin de classification est une réaction de l'Homme face à la diversité, qu'il cherche à connaître et à comprendre.

La diversité des plantes a conduit les botanistes à essayer d'identifier les types existants et à les regrouper en catégories, en fonction de caractères que ces types ont en commun.
Chacune des catégories retenues par une classification (au moins pour celles apparues depuis le XVIIIème siècle) est ainsi un ensemble défini par un certain nombre de caractères ; c'est un ensemble polythétique : la possession, par une plante P, de l'un des caractères d'une catégorie C n'est pas suffisante pour que l'on puisse dire que P appartient à C, mais il n'est pas nécessaire que P possède tous les caractères de C pour que l'on puisse affirmer l'appartenance de P à C.

Progressivement, avec l'avancement des connaissances, ces catégories elles-mêmes ont été regroupées en ensembles de niveaux supérieurs et ainsi s'est constitué un système hiérarchisé.
Du plus général au plus précis, on a :
règne > > embranchements > > classes > > ordres > > familles > > genres > > espèces      [et leurs sous-unités éventuelles].


Par exemple, pour la Vipérine, Echium vulgare, on a la succession suivate :



Un autre aspect du processus de classification est qu'il produit un langage condensé pour la transmission des informations.
Par exemple, dire qu'une plante appartient à la famille des Lamiacées, c'est sous-entendre qu'elle a très probablement une tige à section carrée, des feuilles opposées-décussées, une corolle plus ou moins bilabiée, un style gynobasique, ....

Cette démarche a progressé de pair avec celle qui consiste à dénommer les êtres vivants de manière concise et sans ambiguïté.
Celle-ci s'est traduite par le système établi par le botaniste suédois Carl Linné, vers le milieu du XVIIIème siècle, dans lequel tous les êtres vivants doivent être désignés par un nom de genre suivi d'un nom espèce (c'est la dénomination binomiale, en fait déjà proposée par Kaspar Bauhin au début du XVIIème siècle).

De plus, on fait généralement suivre le binome latin par le nom (souvent abrégé) de l' auteur qui a le premier fourni une diagnose correcte de l'espèce.
Ainsi, l'écriture complète du nom latin de la Vipérine, décrite par C. Linné, est : Echium vulgare L.

A cette époque, tous les travaux scientifiques étaient rédigés en latin, langue des savants qui se comprenaient ainsi entre eux quelle que soit leur langue maternelle.
Les dénominations binomiales, entre autres des plantes, sont donc apparues en latin et ont persisté sous cette forme jusqu'à nos jours, ce qui permet une compréhension internationale des noms.


Les systèmes de classification des Angiospermes.

Tout système de classification est tributaire de l'état des connaissances de son époque. Il est donc susceptible d'être modifié, amélioré, voire éliminé et remplacé par un autre.

De fait, divers systèmes ont existé depuis l'Antiquité. Les plus anciens, basés sur des critères (propriétés médicinales, type de fruit, ...) divers mais en nombre limité, se traduisaient par des "classifications artificielles".

A partir du XVIIIème siècle (avec en particulier Michel Adanson et Antoine-Laurent de Jussieu) apparaissent progressivement des "classifications naturelles". Ces systèmes tentent de prendre en compte un maximum de caractères.
La poursuite dans ce sens conduit Augustin-Pyrame de Candolle (1813 et 1833), à mettre au point un système essentiellement basé sur la morphologie florale : calice, corolle, androcée, gynécée (classifications préphylognétiques).

Après la publication de Darwin (1859) sur l'origine des espèces, la notion d'évolution s'installe durablement dans les systèmes de classification, qui visent alors à reconstituer des lignées évolutives.
Il se développe, jusque dans le troisième quart du XXème siècle, plusieurs systèmes (dont ceux de Takhtajan, Cronquist, Thorne et Dahlgren), dont certains utilisent à la fois des caractères morphologiques et des données biochimiques (classifications contemporaines prémoléculaires).

Avec l'utilisation des séquençages d'acides nucléiques (en particulier ADN chloroplastique et ARN ribosomique) se développent de nouvelles approches. L'objectif est d'identifier au mieux des groupes dont les membres sont issus d'un seul ancêtre commun, des groupes monophylétiques (classifications phylogénétiques moléculaires).
Ces systèmes remettent, pour partie, en question les classifications antérieures. Les connaissances ainsi acquises ont été synthétisées par "Angiosperm Phylogeny Group" (APG, 1998 et APG II, 2003).
Alors que les systèmes précédents de classification disposaient des connaissances morphologiques et anatomiques acquises pendant les siècles précédents et sur un nombre considérable d'espèces, le système APG ne peut se baser, bien que portant sur un nombre croissant de groupes d'Angiospermes étudiés, que sur quelques décennies de travail. Toutes les familles ne sont pas encore rattachées à un ordre ou à une sous-classe. La construction de cet ensemble se poursuit toujours encore.


A côté des systèmes de classification, existe toute une terminologie qui désigne des groupes de végétaux en fonction de critères particuliers, les ensembles ainsi établis se chevauchant plus ou moins entre eux. Le tableau suivant situe la position des Angiospermes par rapport aux autres groupes végétaux, selon plusieurs de ces systèmes.

Les noms des groupes de végétaux




Le système utilisé.

La dénomination des espèces suit la version 4 de l' Index synonymique de la flore de France - BDNFF, disponible sur le site de Tela-Botanica.

Pour l'attribution des espèces aux familles, le système de Cronquist est utilisé. Il se base sur la subdivision classique des Angiospermes en deux classes, les Dicotylédones ( tableau résumé ) et les Monocotylédones ( tableau résumé ), chacune étant composée d'un certain nombre de sous-classes.
Cette classification permet d'appréhender, de manière relativement simple, l'ensemble des Angiospermes.

tableau résumé des Dicotylédones
tableau résumé des Monocotylédones

tableau résumé
des Dicotylédones

tableau résumé
des Monocotylédones




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